la gauche a attisé la colère des travailleurs

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la gauche a attisé la colère des travailleurs

Message  Sympatic le Lun 30 Avr - 10:27

Comment la gauche a attisé la colère des travailleurs en abreuvant d'aides les inactifs


Le ressentiment du travailleur pauvre vis-à-vis du pauvre sans travail – supposé, à tort ou à raison, ne pas en chercher – est depuis au moins vingt ans un des clivages majeurs de notre société, largement méconnu dans les sphères où se prennent les décisions et récusé totalement dans les hautes sphères du Parti socialiste.

L’ignorance de ce problème dans la classe dirigeante – où, gagnant dix, cent ou cinq cent fois les minima sociaux, on a scrupule, c’est bien compréhensible, à le poser –, constitue une des fractures les plus profondes de la société française actuelle. À tel point que, dès qu’un député, en contact avec le peuple, lui, soulève la question, il se voit tout de suite mis au pilori par les médias et la plus grande partie de la gauche.

Il ne suffit pas de de mettre en cause les sentiments mauvais ("populistes") d’un peuple mal éclairé, plus jaloux de son voisin que des vrais riches. Il ne suffit pas non plus de dire que les fraudes constatées sont peu nombreuses (2,5 % selon la CNAF). Car le problème n’est pas tant celui de la fraude elle-même que des subterfuges légaux qui permettent de percevoir un revenu tenu par le voisinage pour illégitime. Le problème n’est pas tant le RSA en lui-même, qui est effectivement d’un montant modeste, et que bien peu remettent en cause en tant que tel, que son cumul avec toute une série d’autres aides auxquelles ont aussi droit ses bénéficiaires : transport gratuit, logement quasi-gratuit, CMU, tarifs spéciaux d’électricité, exonération de taxe d’habitation, secours sociaux divers. L’un dans l’autre, ils permettent aux titulaires d’atteindre un revenu qui, certes, n’est rien pour le golden-boy ou le journaliste de télévision, mais qui est insupportable au maçon, indigène ou immigré, qui trime 35 heures ou plus par semaine pour ne gagner guère plus. Sans parler de l’agriculteur ou de l’artisan à qui reste un bénéfice de 500 € par mois pour 60 heures de travail par semaine.

Un des effets de cette situation est la dévalorisation du travail. Sans remettre en cause les différentes formes de secours publics, on peut estimer qu’un travailleur à plein temps, un vrai, mérite qu’un différentiel significatif soit maintenu entre son revenu et celui de quelqu’un qui ne travaille pas. Dès que cette différence disparait – voire se renverse, sa dignité de travailleur se trouve remise en cause : un sentiment qui évidemment échappe à toute une partie de la gauche bobo qui ne fréquente ni les uns ni les autres.

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